• Vol 401 Eastern Air Lines

    En cette période de fin d'année, outre les préparatifs de fêtes, pour certains c'est aussi l'occasion de se remémorer les êtres chers disparus.

    C'est notamment le cas des familles de certains passagers du vol EA401 de la compagnie Eastern Air Lines qui devait effectuer la liaison New-York/Miami, et qui s'est crashé le 29 décembre 1972 dans les Everglades en Floride, faisant ainsi 99 morts (dont le bilan s'alourdira ensuite).

    "Quoi de paranormal ?" me direz-vous. Cet accident n'est effectivement pas surnaturel, il est malheureusement le résultat d'un concours de circonstances dramatique.

    Cependant, suite au sauvetage des quelques survivants, des événements étranges sont survenus, semant la panique chez certains.

    Vol 401 de la Eastern Air Lines - Regard sur un Autre Monde - Paranormal

    Une histoire tragique

    Ce ne sont pas moins de 176 passagers (dont 14 membres d'équipage) qui embarquent à bord du Jet Tristar N°310, un gros porteur, pour rejoindre Miami.

    Le AE401 est en service depuis quelques mois, jusqu'ici sans incident lors de ses 985 heures de vol.

    Aux commandes de l'engin se trouve le commandant de bord, Robert Loft, 55 ans, un homme expérimenté qui a effectué environ 30 000 heures de vol.

    Robert Loft - Vol 401 de la Eastern Air Lines - Regard sur un Autre Monde - ParanormalRobert Loft - Commandant de bord

    Albert Stockstill, le copilote de 39 ans, est là pour l'assister avec ses 6 000 heures de vol environ, ainsi que Donald Repo (surnommé Don), officier mécanicien, 17 000 heures de vol environ.

    A l'approche de l'aéroport international de Miami, le personnel de vol se prépare à atterrir et sort le train d'atterrissage, c'est là qu'une anomalie apparaît. En effet, une lampe doit s'éclairer, confirmant que le train est bien sorti. Or cette lampe demeure éteinte. L'équipage ne sait donc pas si c'est la lampe qui est hors d'usage ou bien si c'est le train qui est en panne. Il ne peut donc pas atterrir en l'état et prévient la tour de contrôle.

    L'équipage rejoint un circuit d'attente à 2 000 pieds, active le pilote automatique et cherche l'origine de la panne. Don est envoyé sous le cockpit pour essayer de voir si le train est sorti, et pendant ce temps le commandant et son copilote s’attellent à démonter la lampe.

    Alors que le personnel de vol cherche à régler le problème du train d'atterrissage, l'avion perd de l'altitude et se stabilise deux minutes avant de perdre à nouveau de l'altitude de façon graduée mais constante sans que l'équipage ne s'en aperçoivent.

    Un technicien de maintenance, normalement situé à un poste de contrôle, descend aider Don et ne voit donc pas l'alarme s'afficher sur son tableau de bord. L'avion continue de perdre de l'altitude.

    L'alarme de l'altimètre se met en route au poste du co-pilote et ne se trouve plus qu'à 101 pieds. Il est déjà trop tard, l'avion est condamné.

     

    A 23h42, le 29 décembre 1972, l'avion s'écrase au Nord-Ouest de Miami, dans les Everglades, une zone marécageuse peuplée d'alligators et de serpents. Le lieu du crash et sa particularité permet d'amortir la violence du choc et de sauver quelques vies. Certains objets seront même retrouvés intacts, comme la porte d'un petit four qui permet de préparer les plateaux-repas.

    Après enquête du NTSB, il sera retenu que l'accident est consécutif d'une erreur humaine, l'équipage ayant concentré tous ses moyens à la panne du train d'atterrissage, omettant ainsi de poursuivre le contrôle des outils de navigation.

    Le NTSB explique par ailleurs que le pilote automatique était paramétré de sorte qu'il était désactivé sur simple pression sur le manche, chose qui se serait produite de manière très légère, alors que le personnel démontait la fameuse lampe en panne, sans que qui que ce soit ne s'en aperçoive.

    Enfin, le NTSB indique dans son rapport d'enquête que le train d'atterrissage était bel et bien sorti et que la lampe était simplement grillée.

    Vol 401 de la Eastern Air Lines - Regard sur un Autre Monde - Paranormal

    Les secours découvrent 94 passagers et 5 membres de l'équipage morts (dont Albert Stockstill, mort sur le coup, ainsi que Robert Loft et Don Repo, morts des suites de leurs blessures). 69 passagers et 8 membres de l'équipage survivent.

    Des phénomènes étranges

    Le profit n'ayant pas de limite, la compagnie Eastern Air Lines choisit de réutiliser les accessoires de l'avion intacts sur d'autres de leurs avions. Quoi de plus normal.

    C'est là que les choses prennent une tournure étrange.

    En effet, certains membres du personnel de la Eastern Air Lines commencent à se plaindre d'apparitions fantomatiques.

    Ainsi, le 18 mars 1974, 203 passagers ont embarqué à bord du Jet Tristar N°318 qui doit effectuer la liaison entre New-York et Mexico.

    Denise Woodruf, une hôtesse, prépare les plateaux-repas pour les passagers quand elle aperçoit un visage sur la porte du four. Apeurée, elle laisse son plateau tomber et court chercher l'une de ses collègues, Lily Tracy, qui biensûr croit à une hallucination... jusqu'à ce qu'elle constate elle-même qu'il y avait bien un visage sur la porte du four.

    Les deux femmes tremblantes de peur font appel à Frank Palma, un autre membre de l'équipage, qui croit à une plaisanterie. Il constate lui-aussi et pâlie à la vue de ce visage qu'il connaît, celui de Don Repo.

    Le visage de leur collègue décédé s'anime et leur parle : "Attention Franck, le feu ! Fais attention, le feu !", puis disparaît.

    Quelques minutes après avoir décollé de Mexico pour retourner à New York, un des réacteurs prend feu, et l'avion doit effectuer un atterrissage d'urgence. Il n'y aura aucune victime.

    Le 22 mai 1974, le Tristar 318 s'apprête à effectuer un nouveau vol. Avant de décoller, le stewart compte les passagers et s'aperçoit de la présence d'un passager portant l'uniforme de commandant de bord. Il vérifie sur sa liste des passagers et ne trouve pas trace de ce passager. Il l'interpelle alors mais le commandant ne réagit pas. Le stewart prévient alors son commandant qui vient voir ce fameux intrus. Quelle n'est pas sa surprise quand il constate que le passager clandestin n'est autre que son ami, décédé, le commandant Robert Loft. Celui-ci disparaît quand le commandant s'approche de lui.

    Le 16 juin 1974, le Tristar 318 s'apprête à effectuer un nouveau vol, les passagers ont pris place à bord. C'est alors que l'habituelle annonce demandant aux passagers de s'attacher avant l'envol retentit. Cependant, personne n'a pris le micro pour effectuer l'annonce.

    Vol 401 de la Eastern Air Lines - Regard sur un Autre Monde - Paranormal

    Le 13 septembre 1974, toujours à bord du Tristar 318, Doris Elliott, une hôtesse, voit un nuage se former dans la cuisine de l'avion.

    Un commandant expérimenté et respecté témoigna aussi avoir entendu un bruit de froissement, s'être retourné et avoir vu Don Repo. Celui-ci lui aurait alors dit "Cet avion ne marche pas bien, mais ne t'inquiète pas, je suis là.".

    C'est la dernière manifestation surnaturelle qui apparaîtra.

    Des recherches d'explications

    Pourquoi ces apparitions ont-elle toutes eu lieu sur le Tristar 318 ? Etrange ? Pas tant que ça.

    Comme nous l'avons dit, la compagnie aérienne a choisi de réutiliser des éléments du vol 401 sur son avion 318, et notamment le four.

    Alertée par son personnel, la Eastern Air Lines a interdit à ses employés de rendre publiques ces témoignages, sous peine de sanction et à pris des mesures pour "lutter" contre ces apparitions.

    Dans un premier temps, les équipements qui avaient été réutilisés du vol 401 vers le Tristar 318 ont été démontés et remplacés par des équipements neufs.

    Dans un second temps, il est confié à Dick Manning, officier mécanicien de la compagnie et passionné de parapsychologie, de procéder à un exorcisme sur le gros porteur.

    Dick confiera que lors de cette opération, il avait invoqué les esprits des revenants dans la fameuse cuisine et que l'image de Don Repo lui était apparue et qu'il lui aurait dit "Pas notre faute. Pilote automatique mal conçu. Il faut que tout le monde sache."

    Bien évidemment, la direction de la Eastern Air Lines n'a jamais confirmé les événements étranges relatés ici et a toujours nié l'intervention de Dick Manning.

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  • Commentaires

    1
    Mardi 30 Décembre 2014 à 10:03

    Et bien ça fait frissonner cette histoire. Quoi qu'il en soit, c'est vrai que ce n'est pas entièrement de la faute du pilote et de se confrères. La faute se partage au moins à 50/50. Comment peuvent-ils dire que c'était une faute humaine. Ils n'ont pas imaginé que la manche pourrait être touché légèrement pour ré-enclancher le pilotage automatique? C'est quand même bizarre. C'est comme si on pouvait déverrouiller la maison simplement en touchant le poignet de la porte. Et merci pour cette histoire que je ne connaissais pas encore.

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